7 tendances qui inventent le supermarché de demain

Les uns le rêvent collaboratif, les plus malins l’uberisent, les technophiles le phygitalisent,les pragmatiques le court-circuitent, les idéalistes l’éco-responsabilisent, les gourmets le foodpornisent et les fainéants le dématérialisent. Finalement, à quoi ressemblera le supermarché de demain ?

Les alternatives émergentes sont variées, mais ont toutes le même objectif : réinventer le supermarché pour apporter des solutions adaptées aux consommateurs déçus de la grande distribution. 

Le Supermarché Idéal a identifié 7 grandes tendances pour vous aider à y voir + clair.

Le-futur

1 – Le Supermarché Collaboratif

Des dizaines de projets aux 4 coins de France et d’Europe souhaitent rendre le supermarché plus collaboratif (BeesCoop à Bruxelles, La Louve à Paris, SuperCoop à Bordeaux, SuperQuinQuin à Lille, Coopéco à Charleroi, The People’s Supermarket en Angleterre…etc)

Pour l’instant, la plupart sont seulement en projet mais de belles communautés les soutiennent. Leur modèle à tous : Park Slope Food Coop, un supermarché collaboratif né dans les années 70 à New-York.

Le principe : vous pouvez être client du supermarché à condition d’acheter une part (pour devenir membre coopérateur) et de contribuer à hauteur de 3h/mois bénévolement aux tâches de gestion du magasin. Le client devient alors un vrai « consommacteur« .

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L’avantage : Proposer des prix + bas à qualité équivalente, en économisant le coût de la masse salariale grâce au bénévolat.

Le risque : La fiabilité et la difficulté de coordination d’une multitude de bénévoles investis à hauteur de seulement 3h/mois.

La critique à prévoir : Faire des économies grâce au bénévolat, ça pourrait être mal vu quand le taux de chômage explose.

Le bémol : Le modèle New-Yorkais sur lequel toutes ces initiatives se basent a mis un peu de temps à devenir viable, et est désormais ultra-saturé.

 

2 – L’Uber-marché

L’ubérisation, c’est l’élément de langage fourre-tout que l’écosystème startup adore détester. Il décrit un nouveau « business model » qui disrupte un modèle obsolète en utilisant le digital pour mettre en relation des humains avec des ressources existantes sans en être le propriétaire ou l’employeur*

Dans l’univers alimentaire, qui n’a pas entendu parler de La Ruche Qui Dit Oui ?

C’est un chouette réseau de 700 mini-supérettes qui ne possède aucun lieu physique et n’emploi aucun personnel. Le principe, c’est que n’importe qui peut décider d’organiser une collecte de produits locaux à redistribuer aux clients du quartier. Cela revient à améliorer le système des AMAP puisque La Ruche apporte la souplesse qui manque aux AMAPS en n’imposant ni régularité d’achat ni de panier pré-configuré.

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Le concept est plutôt sexy, l’initiative est saluée quasi-unanimement, malgré quelques dérives qui peuvent froisser les producteurs concernés. Les clients risqueraient de l’être aussi -froissés- s’ils venaient à retrouver les produits sélectionnés par leur Ruche à moitié prix dans le Leclerc voisin. Mais ces cas sont encore très rares, le projet étant porté par des valeurs sincères.

L’avantage : Court-circuiter la Grande Distribution en relocalisant l’économie à l’échelle du quartier.

Le risque : La maitrise de la qualité des produits d’une Ruche à une autre, qui dépend de l’engagement du responsable de la Ruche dans la sélectivité des produits mais sans être standardisé.

La critique à prévoir : certains responsables de Ruche, à l’instar des chauffeurs Uber, protestent contre la maison-mère sur le fait de devoir reverser 50% de leur commission alors qu’ils fournissent une grande partie du boulot (recherche de producteurs, d’un local, de clients), bien que La Ruche fournisse à la fois la structure en ligne et une image de marque grandissante.

Le bémol : certaines Ruches deviennent des business (trop?) lucratifs avec parfois + de 1500 clients actifs, laissant imaginer la difficulté pour les producteurs partenaires d’approvisionner la Ruche dans les quantités attendues. Vont-elles devoir solliciter des producteurs adeptes de l’agriculture intensive pour y remédier ?

Bref, on ne peut pas avoir Uber et l’argent d’Uber !

*Airbnb est le + gros site hôtelier sans posséder la moindre chambre d’hôtel, Uber est devenue la plus grosse flotte de « taxis » au monde sans salarier le moindre chauffeur, et BlaBlaCar transporte 20 millions de covoitureurs en 2015 sans posséder le moindre moyen de transport.

 

3- Le Supermarché « Phygital »

Le principe du Phygital, c’est d’intégrer les technologies du digital dans un lieu de vente physique, pour améliorer l’expérience en magasin et faciliter l’acte d’achat.

Cette tendance est particulièrement émergente dans les enseignes d’équipement ménager ou électronique pour éradiquer l’effet « showrooming » que nous connaissons tous : venir voir et tester les produits en boutique pour les acheter plus tard depuis notre canapé chez un concurrent proposant le meilleur prix et le meilleur service de livraison.

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Dans le cadre d’un supermarché alimentaire, l’utilisation du digital permettrait par exemple de supprimer le temps d’attente en caisse (via des bornes de paiement NFC), d’avoir accès à davantage d’informations sur le produit, l’origine, la composition (comme le proposait le supermarché du futur lors de l’Exposition universelle 2015 à Milan), de recevoir un ticket de caisse électronique plutôt que papier, de profiter de promotions personnalisées sans être submergées de celles qui ne nous concernent pas…etc

L’avantage : capter les générations Y et Z également appelées « digital natives »

Le risque : faire fuir les générations moins habituées au digital

La critique à prévoir : à ce rythme là, dans 15 ans les robots remplaceront les humains !

Le bémol : le coût de l’investissement initial pour équiper un magasin physique

 

4 – Les magasins de producteurs

L’idée des magasins de producteurs, c’est de fonctionner en circuit-court en supprimant tous les intermédiaires entre le producteur et le consommateur, pour assurer une logistique directe « de la fourche à la fourchette ».

Le magasin de producteurs, s’il est une des alternatives de demain, est surtout un  retour à un mode de distribution traditionnel. Il offre une traçabilité qui répond aux angoisses du consommateur inquiété par les récents scandales alimentaires, il réhumanise le rapport à l’aliment et à celui qui le produit, et s’appuie sur pas mal de bons sens environnemental

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L’avantage : Valoriser le travail des agriculteurs, en leur assurant une meilleure rémunération.

Le risque : les prix sont souvent + élevés que dans les supermarchés traditionnels, car ces magasins n’ont ni les volumes nécessaires ni la puissance de négociation des centrales d’achats nationales de la Grande Distribution

La critique à prévoir : la notion de « local » est rassurante mais attention à ne pas tomber dans le piège : elle n’est pas automatiquement synonyme de « qualité »! Même à côté de chez vous, certains agriculteurs sacrifient la qualité au profit de la rentabilité.

Le bémol : La démarche peut paraitre moins honnête lorsque le magasin de producteurs est (in)directement affilié à une grande enseigne.

 

5 – Le Supermarché Eco-responsable

Celui-là, il est encore loin d’exister, tellement la promesse semble utopique. S’il est encore difficile de définir un modèle de supermarché 100% éco-responsable du sol au plafond,  ce ne sont pas les projets et les initiatives qui manquent.

Jean Bouteille réhabilite le système de consigne avec brio.

Zéro Gachis tente d’éradiquer le gaspillage alimentaire dans les rayons des supermarchés traditionnels.

Future Of Waste fédère les porteurs de projet qui recyclent les invendus en confitures, des confiseries, ou en bocaux.

Pochéco démontre que l’on peut éco-concevoir une entreprise d’enveloppes du sol au plafond.

Le mouvement Zéro Waste France inspire de nombreux commerçants à adopter une démarche anti-gaspi.

Le label Gueules Cassées réhabilite les produits moches.

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A moins de ne pas lire la presse, vous n’avez pas pu passer à côté de la tendance du « Vrac », qui permet de supprimer les emballages et de vous faire acheter la « juste dose ». Si BioCoop  est souvent cité en référence, elle ne propose qu’une partie de ses produits en vrac, tandis que l’enseigne Day by Day s’est positionnée exclusivement sur le 100% vrac et a déjà ouvert une 10aine de boutiques en France.

L’avantage : consommer sans faire de mal à sa planète pourrait devenir une fierté !

Le risque : la crainte que l’investissement nécessaire pour éco-concevoir le supermarché impacte le prix des produits.

La critique à prévoir : trop contraignant et fastidieux pour les consommateurs.

Le bémol : bien que Day By Day supprime les emballages en proposant du vrac, l’enseigne ne s’engage pas pour autant sur la qualité et la provenance des produits.

 

6 – Le Super FoodPorn

A Paris on pense forcément à La Grande Epicerie, à Lafayette Gourmet, mais ici on a plutôt un coup de coeur pour La Maison Plisson, ou Causses. En Europe, on pensera aussi à Cru en Belgique, ou à Eataly en …Italie (l’enseigne existe aussi aux US et débarque à Paris en 2016)

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L’intelligence du concept orienté « FoodPorn », c’est qu’en misant sur les meilleurs produits, les plus beaux packaging, les ambiances les plus conviviales et les expériences gustatives les plus incroyables, il restera indémodable tant que la France veille à rester la nation de la gastronomie. Des 7, c’est sans doute la tendance la mieux installée pour le futur même si elle ne concerne pas toutes les bourses.

L’avantage : répondre au besoin impulsif de plaisir gustatif pour tous les gourmets.

Le risque : devient de + en + marginalisant au fur et à mesure que la part du budget des français attribuée à l’alimentaire diminue (20% du budget global en 2015 vs 36% en 1960 – Le Figaro)

La critique à prévoir : bien se nourrir ne devrait pas devenir un luxe.

Le bémol : une offre premium s’accompagne souvent d’un prix premium.

 

7 – Le 100% online

A l’ère du tout internet où nous avons tous un smartphone en main, le consommateur a-t-il vraiment le besoin (et l’envie) de se déplacer pour faire ses courses ? En fin de compte, les supermarchés physiques ont-ils vraiment une raison d’être dans les prochaines décennies ?

En attestent l’explosion du Drive en zones périurbaines et l’arrivée du Drive piéton en zones urbaines, l’essor de la livraison de repas à domicile (Take Eat Easy, Pop Chef, Deliveroo), l’engouement des acteurs internationaux pour la livraison de vos courses à domicile (Instacart, Amazon Fresh, UberEats) et la naissance de quelques acteurs locaux (Le Comptoir Local à Paris ou Localizz à Marseille)

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Sans parler des services de livraison de recettes à domicile qui permettent aux citadins aisés de recevoir des kits prêts à cuisiner, à l’exemple des Commis ou de Cook Angels.

L’avantage : Un gain de temps précieux, à condition que l’application ou le site web soit suffisamment ergonomique et intuitif et que le service de livraison soit efficace.

Le risque : Perdre tout contact avec la société à force de tout commander depuis son canapé.

La critique à prévoir : Permettre de faire ses courses en ligne, c’est la solution de facilité qui conforte la fainéantise du consommateur au lieu de lui redonner le plaisir de se déplacer.

Le bémol : Il reste difficile de proposer à domicile une expérience d’achat digne de ce nom dans l’alimentaire, en témoigne la faible part de marché de la vente en ligne chez les grands distributeurs (environ 6% du CA global)

 

Si ces 7 concepts reflètent les tendances actuelles de la distribution alimentaire, ils ne couvrent pas l’ensemble des possibilités. Le Supermarché Idéal reste attentif à toutes les nouveautés et à toutes les initiatives ! Vous en connaissez d’autres ou n’êtes emballé par aucune de ces 7 tendances ? Laissez un commentaire ou écrivez-moi à hugo.caffarel@gmail.com

Hugo

 

 

 

Chronique Les Echos #1 – Le déclic entrepreneurial de réinventer le supermarché

C’est parti pour les chroniques mensuelles dans Les Echos Start !

Si vous avez suivi les aventures de décembre, vous vous souvenez qu’en remportant le concours de pitch organisé par Les Echos et le Moovjee, je gagnais la chance de pouvoir partager mon aventure entrepreneuriale tous les mois dans Les Echos Start.

Je suis très content de partager avec vous cette première chronique publiée hier (20/01/2016) dans Les Echos Start :

« Comment j’ai décidé de réinventer le supermarché ».

Dans cet article, j’en dis plus sur le constat qui m’a mené à ce projet, et sur mes intentions face à ce défi.

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Les réactions sont nombreuses !

Depuis hier, je lis avec grand intérêt les emails envoyés par des lecteurs pour manifester leur engouement pour ce projet, proposer leur contribution et leurs idées, ou simplement m’encourager. C’est très précieux pour moi !

Déjà une 30aine de très bons emails en 24h, et les profils des expéditeurs sont étonnamment variés : un cadre chez Leclerc (!!), un expert en implantation de concept-stores, un blogueur, des étudiants de Grandes Ecoles, un agriculteur en circuits-courts, des jeunes diplômés, un entrepreneur…

Extrêmement touché par autant d’engouement, je vais évidemment prendre le temps de répondre à chacun.

Hugo

Réinventer le supermarché
Réinventer le supermarché

 

Et si nous mangions tous des insectes en 2016 ?

Depuis plusieurs mois, des barres de céréales d’un nouveau genre apparaissent dans les rayons des épiceries fines et des magasins spécialisés.

Leurs particularités ? La farine traditionnelle est remplacée par de la farine d’insectes !

La Guerre des Grillons est en marche !

Après dégustation, le constat est sans appel : l’utilisation de farine d’insecte n’a pas d’impact direct sur le goût du produit. En revanche, c’est en amont que la farine de grillons présente un intérêt majeur, puisqu’elle permet de nous initier à la consommation d’insectes sans même nous en rendre compte.

barres de céréales gryo

L’avantage de la production de grillons, c’est qu’elle présente un impact environnemental nettement moindre par rapport à la production de boeuf, tandis qu’elle apporte les mêmes types de nutriments (protéines, fer, oméga 3) mais dans des proportions plus importantes !

En bref, remplacer un steak de boeuf par une fricassée de grillons fait du bien à votre corps ET à la planète.

Pour en savoir plus, visionnez cette chouette intervention des cousines Berdugo:

De nouvelles habitudes de consommation

Pour autant, tout le monde n’est pas encore prêt à troquer son entrecôte contre des bestioles que l’on chasse habituellement à coups de pesticides.

grillons vs entrecote

La marque Jimini’s relève depuis quelques années le défi d’inviter les grillons et les vers à soie à l’apéritif. Si le côté fun du concept est indéniable, il ne fait pas encore l’unanimité.

jiminis

En revanche, d’autres comme Gryö, Crobar, ou Exo ont compris qu’il faut d’abord rendre l’insecte invisible pour qu’il soit accepté par le consommateur. C’est ce qu’elles ont fait en utilisant de la farine de grillons dans des barres de céréales gourmandes (Et même Jimini’s s’y met !)

barres céréales grillons EXO

Et si vous êtes des vrais aventuriers du goût, je vous invite à découvrir les gourmandises de la marque MicroNutris : chocolats, pralines et sablés à base d’insectes !

Alors vous êtes prêts à manger des insectes à l’apéro ou à la pause de 16h ?

 

« CRU » : le concept store gourmand, premium et local (Belgique)

Temps de visionnage : 4 minutes

CRU est un ovni de la grande distribution. Le 1er magasin de ce concept premium et local a ouvert il y a 1 an, à Overijse en Belgique. Une sorte de « Maison Plisson » rurale pour les familles aisées de Belgique.

J’espère que vous apprécierez la restitution de cette visite, et suis impatient de lire vos réactions en commentaires !

 

Hugo

 

 

[VOTE] Quel nom parmi le TOP 10 de ce brainstorming 2.0 ?

brainstormingIl y a 2 jours je faisais ici un appel à votre créativité pour imaginer LE NOM sous lequel je pourrais présenter ce projet de « supermarché responsable, ludique et connecté » lors de la finale du concours Les Echos.

WAOUH ! Avez 44 propositions en moins de 24h, on peut dire que ce 1er cyber-brainstorming est plutôt réussi !

 

Voici les 10 propositions que j’ai présélectionné pour les soumettre à votre VOTE !

Et si le nom de ce concept-store se trouvait parmi cette liste ?

 

Qu’avez-vous pensé de ce principe participatif pour construire les choses ? On continue ?!

PS : vos idées étaient vraiment toutes excellentes et inspirantes ! Il est normal que certaines soient un peu éloignées du concept auquel je travaille, puisque je ne vous ai donné que peu de détails pour le moment 🙂

Hugo.

CRASH TEST #2 – La Recharge (Bordeaux) : épicerie 100% VRAC

[Temps de lecture : 60 secondes]

Philippe G. habite à Bordeaux, où se trouve La Recharge, une épicerie 100% vrac (0 emballages), qui a ouvert il y a un an à côté de sa Fac.

Il l’a testé pour vous après les cours !

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Comment ça fonctionne ?

Il y a 3 parties distinctes :
  1. Fruits & légumes en vrac comme chez l’épicier du coin.
  2. Les céréales, pâtes, confiseries, sirops, jus de fruits …
  3. Les produits ménagers en vrac également.
Tu peux soit venir avec tes contenants soit les acheter sur place.

Tu y trouves quels types de produits ?

Une sélection assez sommaire, principalement orienté Bio et du Made in France

Qui sont les clients ?

Il y a du monde ! Des vieux et des très jeunes !

Une petite touche originale ?

Ils mettent en avant des produits qu’ils ont chiné pendant leurs sorties (pas destinés à rester en gamme).  
Et ils mettent automatiquement en avant la provenance de chaque produit, ça c’est cool.
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Niveau convivialité ?

Oui c’est convivial mais c’est surtout grâce à l’emplacement du magasin et la présentation en bois qui donnent un côté ancien et pas prise de tête.

Esthétique ?

Non mais c’est pas vraiment dérangeant. Pas moderne non plus. Mais c’est pas l’esprit du magasin.

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Ton avis général ?

C’est quand même cher et contraignant. En revanche ça peut intéresser des gens. La preuve , ils sont toujours la au bout d’un an. L’idée est très bonne, ça a le mérite d’exister !
J’irai sans doute y acheter ma farine et mes pâtes !
——–

Merci Philippe pour cette cyber-visite ! 

Si vous aussi vous voulez donner votre avis simple et concis sur un magasin près de chez vous, à Paris, en Province ou à l’étranger , la porte de #MonSuperIdéal est ouverte !
——–

Informations pratiques :

La Recharge :38 rue Sainte-Colombe, Bordeaux
Du mardi au samedi de 10h30 à 19h30

 

Un NOM pour ce concept en finale du concours Les Echos Start

[temps de lecture : 35 secondes]

En finale !

pitchC’est déjà une grande victoire en soit pour un projet si jeune ! Après une campagne de votes de 2 semaines, un jury exceptionnel s’est réuni pour sélectionner les 10 projets finalistes du Concours de Pitch . Et mon « Supermarché responsable, ludique et connecté » en fait parti !! (Pour revoir le pitch vidéo, c’est ICI)

Voici la liste des 10 finalistes dévoilée par Les Echos Start :

Al Di Sopra / Déclics et des trucs / Hugo / LegalUp / Mon Coach Brico / Octopals / Permigo / Sydéo / Weeprint / Workiz

Vous ne remarquez rien ?

Et oui, il va falloir que je trouve un vrai nom pour identifier ce projet !

Car vous avez le recul que je n’ai pas, j’en appelle à votre créativité !

Pour rappel, il s’agit de nommer un concept store convivial et avant-gardiste où les consommateurs urbains, gourmands, responsables et connectés retrouveront du plaisir et du sens en faisant leurs courses.

Soyez fous et inspirés !! Il n’y a PAS de mauvaise idée !

Glissez une NOUVELLE idée en commentaires ! J’organise un vote dès que nous atteignons 15 idées !

PS : Finale le lundi 07 décembre à Paris

#MonSuperIdéal sera un temple de perversité culinaire et culturelle.

Vendredi 13 novembre dernier à 19h30, je terminais la création de ce nouveau blog qui avait pour vocation d’être un site d’information sur la consommation responsable, ludique et connectée.

Je prévoyais de l’inaugurer le lendemain matin, samedi 14 novembre.

Sans imaginer que quoi-que-ce-soit puisse briser en une soirée mon excitation de révolutionner le monde de la consommation alimentaire.

C’était sans compter sur ces 8 lâches criminels investis d’une mission nauséabonde qui massacrèrent 132 personnes qui, comme vous et moi, célébraient la vie et la culture en partageant une pinte ou une planche de charcut’, devant un concert ou en terrasse, entourés de leurs amis, leur femme ou leur famille.

Samedi matin, abattu et profondément ému comme vous tous, le projet #MonSuperIdéal me paraissait alors aussi insipide que superflu et ne m’inspirait plus la moindre conviction, et encore moins d’ambition. Tout devenait sans saveur.

Ce soir, j’ai compris que nous devions tous choisir notre combat.

je suis en terrasse et je bois une biere

Avant vendredi, je travaillais à la création d’un « supermarché responsable ludique et connecté ».

A partir d’aujourd’hui, j’oeuvre à la création d’un « temple de la perversité culinaire et culturelle pour les jeunes idolâtres comme vous et moi qui aimons la vie, la bonne bouffe et la convivialité. »

Le nom « MonSuperIdéal » a repris tout son sens.

Et quand il verra le jour, on s’y retrouvera pour les emmerder tous ensemble en trinquant avec un verre de vin bio pour les uns et de jus d’orange frais pour les autres.

Dans #MonSuperIdéal, ce sera Happy Hour pour tous.

‪#‎ChacunSonCombat‬  ‪#‎GenerationBataclan‬

CRASH TEST #1 – Faire son Marché Citoyen

On est tous assez sensibles à ce que l’on consomme, mais on ne sait pas toujours comment trouver des lieux adaptés ou des bons plans près de chez soit.

J’ai la solution pour vous !

Le Marché Citoyen, c’est quoi ?

La promesse du site « Le Marché Citoyen » : L’annuaire pour consommer autrement.

En fait, c’est plutôt une carte interactif, parce qu’un annuaire ce serait chiant indigeste.

En bref, Le Marché Citoyen recense les commerces, les producteurs et les services en circuit-courtbio, commerce équitable, solidaires, autour de chez vous et dans tous les secteurs de consommation.

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  • 4600 points de ventes bios, équitable ou solidaire
  • 5500 producteurs bios et en circuit court, sélectionnés par Colibris
  • 900 Ruche Qui Dit Oui (sujet d’un prochain CrashTest)

Comment ça fonctionne ?

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1/ En haut de la carte, tu indiques ton lieu d’habitation.

2/ Sur le bord droit, tu sélectionnes le type de commerce qui t’intéresse (Alimentation, Mode , Beauté, Services, Voyages…etc)

2bis/ Sinon, sur le bord gauche, tu sélectionnes « La Ruche » ou le producteur « Colibri » ou le bon plan Kaisen.

L’avantage, c’est que c’est un recensement NATIONAL ! Même si tu habites à Tourcoing, ils auront pensé à toi !

Imaginons que j’habite à Malakoff, en périphérie de Paris

Voilà ce que je trouverais à deux pas de chez moi :

Si je voulais acheter de bons produits bios, j’irais faire un tour chez Pachamama, une boutique de produits bios, pour voir ce que j’y trouve.

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Si j’étais du genre à parcourir la ville de Paris en vélo, j’irais chez Holland Bikes pour le faire entretenir ou réparer :

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Et si j’avais envie de rencontrer de chouettes producteurs pour acheter leurs produits en direct « de la fourche à la fourchette », je testerais La Ruche Qui Dit Oui du 6 avenue Jean Jaures.

Ce sera un peu comme au marché classique, mais sans le risque de tomber sur des revendeurs qui n’y connaissent rien et qui te vendent des fraises en hiver.

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« Le Marché Citoyen » passe le 1er CrastTest de MonSuperIdéal avec les encouragements du jury.

Mais vous, vous y trouvez votre bonheur ?

N’hésitez pas à me le dire en commentaires, après avoir testé ICI

« La Récolte » a volé mon idée ! (PARIS)

(Temps de lecture : 56 secondes)

Lorsque un, puis deux, puis trois amis m’envoient un lien vers le même reportage en précisant  « il faut que tu regardes, ça m’a fait penser à ton projet », j’avoue que je jongle entre 70% de panique et 30% de curiosité.

Direction le replay de TeleMatin pour découvrir un joli reportage sur La Récolte, une petite supérette de quartier à Paris fondée par un jeune entrepreneur Matthieu Mulliez, qui propose :

  • Une sélection de produits bios et saisonniers
  • Une promesse simple : livraison en direct des producteurs
  • Une micro cuisine centrale pour transformer les produits perdus en plats à emporter
Reportage TeleMatin 12/11/2015 - La Récolte
Reportage TeleMatin 12/11/2015 – La Récolte

S’en est suivi un dialogue avec moi-même, en 4 étapes :

1/ L’envieux :  « M****, ils l’ont fait avant moi, ils ont un coup d’avance ! »

2/ Le râgeux : « Y’a forcément des failles dans leur concept, il faut que j’aille voir ça rapidement ! »

3/ La méthode coué : « En même temps, le concept sur lequel je bosse est bien plus large que ça »

(Puis j’ai résonné mon égo)

4/ Le retour à l’optimisme : « En même temps c’est une très bonne chose : puisque ça marche, c’est que le créneau est porteur ! »

Et c’est là que débarque LE CHIFFRE CLEFS : les français font 72% de leurs courses en Grandes Surfaces (Source INSEE – Le Figaro 12 Dec 2014) .

COUCOU C’EST LE MINI- SONDAGE DE LA SEMAINE 🙂 :



Tant que ces concepts qui remettent le produit et le producteur au coeur de notre consommation ne seront pas devenus + nombreux que les grandes surfaces, il faudra continuer à oeuvrer dans le développement de nouveaux lieux de consommation. Il y a donc encore un peu de marge avant d’arriver à saturation.

La Recolte produits de saison

Amis parisiens, je vous encourage donc à y faire vos courses, à y consommer un de leurs excellents plats du jour, et évidemment à me dire comment d’après vous on peut faire ENCORE MIEUX ?

Adresse La Recolte
Ça se passe au 18 boulevard des Batignolles 75017 Paris.

Hugo